Le Sommet de Copenhague se tiendra sous l’égide de l’ONU, du 7 au 18 décembre 2009. 200 pays devront s’accorder sur de nouvelles mesures pour lutter contre le réchauffement climatique. SGP vous donne quelques clés pour en comprendre les enjeux qui sont de taille.
Copenhague n’est rien de moins que « l’après-Kyoto ». Ce 1er traité international, ratifié en 1997 par 175 pays à l’exception des Etats-Unis (pays émetteur de 20% de CO2 de la Planète), est entré en vigueur en 2005. Il prévoit une réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d’environ 5% d’ici fin 2012, par rapport aux niveaux de 1990. L’accord de Copenhague couvrira la période 2013-2017 et devra se montrer à la hauteur des enjeux environnementaux.
Cycle ultime de négociations
Pour préparer ce rendez-vous majeur dans la capitale danoise, plusieurs réunions préparatoires se sont tenues en 2009 : forum des économies majeures à Paris, réunion des pays les plus pollueurs de la planète au Mexique, réunion des 40 plus grandes villes du monde à Bruxelles, réunion de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique à Bangkok, etc. Ce cycle ultime de négociations a servi pour la Conférence sur les changements climatiques de Copenhague, qui définira les politiques
-50% de CO2 d’ici 2050
Face à l’urgence climatique, la communauté scientifique et les membres du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) attendent la division par moitié des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050 par rapport à celle de 1990 afin de limiter l’augmentation des températures à 2 °C.
Ultimatum climatique
Sur la planète, les ONG organisent la mobilisation pour mettre la pression sur les dirigeants du monde entier. En France, WWF, Greenpeace, Action contre la Faim, Care France, FIDH, Fondation Nicolas Hulot, Les amis de la terre, Médecins du Monde, France Agir Ici, Réseau Action Climat et le Secours Catholique ont fixé un ultimatum climatique. Ces 11 ONG demandent au président de la République de négocier à Copenhague « un accord à la hauteur des enjeux humains et climatiques ».
Que demandent ces ONG au président de la République ?
« L’humanité est face à un ultimatum climatique qui nécessite du courage politique. Il est nécessaire que Copenhague 2009 soit un succès à la hauteur de l’urgence. Les ONG de l’Ultimatum climatique souhaitent qu’à Copenhague les pays industrialisés :
- s’engagent collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici à 2020 par rapport aux niveaux de 1990. L’Europe s’est aujourd’hui engagée à hauteur de -20 à 30 % seulement ;
- s’engagent à soutenir financièrement les efforts d’adaptation au changement climatique et de réduction des émissions des pays en voie de développement, à hauteur d’au moins 110 milliards d’euros par an d’ici à 2020. »
